Ce dimanche 22 février 2026 se clôturaient les Jeux Olympiques d’hiver de Milano Cortina. À cette occasion, revenons sur l’un des événements sportifs les plus suivis et symboliques au monde.

Staci MacDonald
25 févr. 2026
À l’origine des Jeux: les Jeux Olympiques antiques
L'histoire des Jeux remonte à l'Antiquité grecque. Il y a environ 3 000 ans, dans le Péloponnèse, des compétitions sportifs étaient organisées à Olympie tous les quatre ans. Ces rencontres opposaient les cités grecques et on estime que ces jeux furent créés au cours du VIIIème siècle dans le cadre d’un festival religieux en l’honneur du dieu Zeus. L’événement prend le nom de Jeux Olympiques et perdure pendant plus de mille ans avant de disparaître avec l’abandon des lieux de culte de la religion antique.

C’est en 1894 que le baron Pierre de Coubertin remet au jour les Jeux Olympiques. En s'inspirant des jeux de l'Antiquité pour définir l'idéal olympique, il fonde le Comité international olympique (CIO ) et en 1896, Athènes accueille les premiers Jeux de l'ère moderne.

Les sportifs sont longtemps exclus des compétitions, uniquement réservées aux amateurs. Ce n’est qu’en 1981 que leur participation devient officiellement possible, façonnant progressivement les Jeux tels que nous les connaissons aujourd’hui.
Une organisation profondément transformée
Loin d’être à la même échelle que les Jeux antiques, les Jeux modernes constituent le plus vaste événement sportif du monde à la fois par le nombre de disciplines présentées et par le nombre d’athlètes et de spectateurs réunis au même endroit, au même moment.
Tandis que certaines épreuves telles que les courses de chars ou le pankration (sport de combat particulièrement violent) ont disparu, de nombreuses épreuves à l’instar de la course à pied et de la lutte figurent toujours au programme olympique.
D’autres sports font leur apparition avec les Jeux modernes, notamment avec la création des Jeux Olympiques d’hiver, dont la première édition se tient en 1924 à Chamonix, en France.

Les règles ont également profondément évolué. Contrairement aux Jeux antiques, les compétitions modernes sont encadrées par des catégories de poids, des limites de temps et des règlements précis. Pour cause, les seules règles imposées par les grecs étaient de ne pas mordre et de ne pas crever les yeux de son adversaire. Le but: se battre jusqu’à ce que l’un d’eux n’abandonne ou ne meure.

Le code vestimentaire illustre également ces différences. Si certaines polémiques contemporaines portent sur les tenues jugées trop révélatrices, il faut rappeler que les athlètes antiques, exclusivement masculins, concouraient…nus.
Des valeurs olympiques communes
Certains principes des Jeux Olympiques demeurent. Dès l’Antiquité, les Jeux visaient à rassembler et apaiser temporairement les conflits entre cités grecques. La trêve olympique était proclamée par des hérauts (messagers) qui parcouraient la Grèce afin de garantir la sécurité des athlètes et des spectateurs se rendant à Olympie. Le non-respect de cette trêve, comme ce fut le cas lors de la guerre du Péloponnèse, pouvait entraîner des sanctions. Les contrevenants étant punis d’une amende voire exclus des Jeux.

Si la trêve olympique ne s’applique plus formellement de la même manière aujourd’hui, l’esprit demeure: les Jeux sont un moment de rassemblement, de dialogue et de complicité internationale.
Quelques moments forts des Jeux Olympiques
Paris 2024: Un selfie reflet de l’esprit des JO
Les pongistes sud et nord-coréens posent ensemble avec la Chine sur le podium des Jeux Olympiques de Paris 2024, alors même que les deux Corées sont toujours en tension, n’ayant pas signé de traité de paix depuis 1953.
Rio 2016: Deux adversaires franchissent la ligne ensemble
Lors du 5 000 m, l’Américaine Abbey D'Agostino chute et aide la Néo-Zélandaise Nikki Hamblin à se relever après une collision. Les deux athlètes terminent la course ensemble, soutenues par le stade entier. Elles recevront le prix du fair-play.
Berlin 1936: L’amitié au-delà des nations
L’Allemand Luz Long conseille son rival américain Jesse Owens pendant les qualifications du saut en longueur. Owens remporte l’or, Long l’argent. Les deux hommes s’affichent côte à côte, défiant la propagande nazie. Leur poignée de main reste l’un des plus beaux symboles de fair-play de l’histoire olympique.

