Les photos qui ont marqué

l'Histoire

Suite à la collaboration avec One'Shot, une association de photographie de NEOMA BS Reims, Prépa'Rémois vous propose de revenir sur six photos marquantes. 

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Un homme sur la lune

Photographiée par Neil Armstrong le 20 juin 1969, Un homme sur la lune met en scène l’astronaute Buzz Aldrin alors qu’il fait ses premiers pas sur la surface de la lune.

Équipé d’un appareil photo de 70 mm pour la surface lunaire, Armstrong a entrepris de documenter l’expédition d’Apollo 11 à travers une série de photos détaillant les premiers pas de l’équipage de deux personnes, et le placement du drapeau américain. 

La photo du drapeau américain fera couler beaucoup d’encre, et laissera place à de nombreuses théories du complot étant donné qu’il flottait au moment de la photo.

Certains iront même jusqu'à crier au photo-montage, où la lune ne serait qu’un vaste décor et toute l’expédition spatiale ne serait qu’un mythe.

Raising the flag on Iwo Jima

L’une des photos les plus emblématiques de la Seconde Guerre mondiale, Raising the Flag on Iwo Jima du photographe Joe Rosenthal, a été gravée dans l’esprit des Américains comme un symbole de victoire et de patriotisme. A la fin du mois de février 1945, les troupes américaines sont encore vivement engagées dans de nombreuses batailles navales dans le pacifique, et le 19 février 1945, les troupes américaines décident de s’emparer de l’île d’Imo Jiwa, une Ile indonésienne.

Sur cette photo, Rosenthal photographie six marines américains levant le drapeau américain au sommet du mont Suribachi pour marquer sa capture. Le drapeau en question a servi de remplacement, ordonné par le commandant, à un drapeau beaucoup plus petit, et a été hissé afin d’inspirer les troupes présentes pour la capture.

 

La photo de Rosenthal a été publiée deux jours seulement après sa capture, et a immédiatement atteint la célébrité. Elle est devenue si célèbre et si positive que Rosenthal a finalement remporté le prix Pulitzer de la photographie pour cette photo. Aujourd’hui, la photographie continue de représenter le rôle de l’Amérique dans la Seconde Guerre mondiale et persévère à inspirer des sentiments de victoire et d’unité.

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Afgan girl

Cet incontournable portrait est connu pour son regard intense et ses yeux verts, Afghan Girl en est venue à symboliser la lutte des femmes réfugiées dans le monde occidental.

Prise par le photographe de la National Geographic Society Steve McCurry pendant l’occupation soviétique de l’Afghanistan (la guerre d’Afghanistan prend place de 1979 à 1989, et oppose les soviétiques aux moudjahidines dans le contexte de la guerre froide).

C’est un portrait indéniablement bien cadré qui transmet un monde d’émotion à travers une seule apparence.

Le regard de Sharbat Gula est intense, déterminé et sans peur, et ses vêtements, rouge vif et délabrés, en disent long sur ses luttes en tant que réfugiée. Aujourd’hui, Afghan Girl est toujours l’une des couvertures de numéro les plus célèbres de National Geographic.

Le poing levé aux JO

Le poing levé du "Black Power" aux Jeux olympiques d'été de 1968 est un acte de contestation politique mené par les athlètes afro-américains Tommie Smith et John Carlos lors de la cérémonie de remise des médailles du 200 mètres, le 16 octobre 1968, aux Jeux olympiques d'été de 1968 au stade olympique universitaire de Mexico.

Après que Smith et Carlos ont remporté respectivement les médailles d'or et de bronze à l'épreuve, ils montent sur le podium pour la levée du drapeau des États-Unis et l'hymne américain The Star-Spangled Banner. Ils décident alors de cette action, avec une seule paire de gants. Chaque athlète lève un poing ganté de noir et le maintien levé jusqu'à la fin de l'hymne. Le médaillé d'argent australien Peter Norman porte également, comme Smith et Carlos, des badges de l'Olympic Project for Human Rights contre la ségrégation raciale sur son blouson.

 

Dans son autobiographie, Silent Gesture, Smith déclare que ce geste n'est pas un salut du « Black Power » comme la presse le décrit, mais un « salut pour les droits de l'Homme ». L'événement est considéré comme l'une des manifestations politiques les plus importantes de l'histoire des Jeux olympiques modernes.

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Le baiser de la réconciliation 

5 octobre 1979, Berlin. C'est le trentième anniversaire de la République démocratique allemande. Une occasion importante en pleine guerre froide, saisie par le régime communiste en place pour faire défiler chars, missiles et autre arsenal militaire.

 

En cette journée de parade, l'invité d'honneur est Leonid Brejnev, figure majeure de la Russie communiste.

Ce soir-là, tous les journalistes sont parqués dans la résidence des invités d'honneur au nord de Berlin. "Nous devons alors nous farcir ces longs discours ennuyants, suivis d'échanges de médailles et de baisers fraternels à la russe", témoigne Régis Bossu, le photographe.

"J'ai une très mauvaise place derrière les têtes de mes collègues mais, comme la plupart des autres photographes, je ne peux utiliser un grand angle"

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Milk Drop Coronet

Photographiée en 1957 par Harold Edgerton, Milk Drop Coronet est une photo qui a contribué à changer à jamais la mécanique de la photographie. L’image, qui capture l’éclaboussure d’une goutte de lait frappant la surface du lait, était la première du genre à arrêter le temps. 

Avant sa capture, les photographes s’étaient efforcés de photographier des scènes sombres et des moments qui passaient rapidement. Harold Edgerton avait entrepris de changer cela. Ses inventions et ses expériences ont contribué à ouvrir la voie à des appareils photo capables de prendre des photos sous faible éclairage et de capturer des scènes se déplaçant trop rapidement pour que l’œil humain puisse les percevoir.

Génie technique, Edgerton est reconnu pour ses grandes contributions dans le domaine de la photographie en stop-motion.

Baptiste Weinbrenner

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